L’autel est dressé
Inéluctable. Liberté mourra de sa belle mort. La sentence nous est tombée sur la tête tel un couperet, sans préavis, sans le moindre des égards dus à un collectif qui a bravé, trois décennies durant, tous les dangers pour continuer à porter la voix des forces saines de la société algérienne. Avec la disparition de Liberté, c’est un pan de la vie nationale qui s’écroule. La voix des sans-voix, le porte-étendard des libertés, le défenseur des opprimés va s’éteindre dans le fracas d’une politique cahotique qui n’a eu de cesse de ruiner les espoirs d’un lendemain meilleur. Le journal a su se frayer, dès 1992, dans un contexte pour le moins explosif, un chemin dans le tumultueux paysage médiatique en construction.
